By Jean-Marc Daniel

Nos emplois sont-ils menacés par les machines ? Peut-on parler d’une « bonne » et d’une « mauvaise » dette ? Le capital est-il trop rémunéré par rapport au travail ?

Avec le expertise et los angeles verve qu’on lui connaît, Jean-Marc Daniel fait ressurgir du goé trois grandes controverses de los angeles pensée économique : en 1812, lord Byron prend los angeles défense des luddites, ces tisserands qui parcouraient l. a. campagne anglaise pour casser les métiers à tisser ; en 1938, Keynes écrit personnellement à Roosevelt pour l’adjurer de faire un moment New Deal en recourant au déficit public ; en 1953, l. a. très britannique Joan Robinson s’oppose violemment à l’Américain Samuelson sur los angeles mesure du capital.

Émaillées de occasions inattendues – les luddites, défendus par Byron, sont délaissés par Marx –, ces trois querelles sont l’occasion de découvrir remark se sont forgés les options de los angeles pensée économique. Et d’en tirer quelques enseignements utiles pour aujourd’hui : sur les hazards du néoluddisme actuel, sur le déficit public qui reste un outil de relance ou encore sur les limites des équations en économie...

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Augustin-Louis, Baron Cauchy (1789-1857) was once the pre-eminent French mathematician of the 19th century. He begun his occupation as an army engineer in the course of the Napoleonic Wars, yet even then used to be publishing major mathematical papers, and was once persuaded by way of Lagrange and Laplace to dedicate himself solely to arithmetic.

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Pour Ricardo, Sismondi joue dans la cour des grands. Du moins dans l’édition de 1821 de son livre, la troisième. Dans les précédentes, Sismondi n’apparaît pas car Ricardo n’a pas encore découvert ses écrits. En outre Ricardo ne voit dans le mouvement luddite que la manifestation de l’ignorance des ouvriers. Après la publication du livre de Sismondi en 1819, Ricardo étudie ses idées et se met à douter du bienfait des machines. Dans son approche, Ricardo divise la société en trois groupes : les propriétaires, les capitalistes et les travailleurs.

Sa liberté de ton l’en fait exclure en 1803. Il publie alors un Traité d’économie politique dont un résumé paraît en 1815 sous le titre de Catéchisme d’économie politique. Le Traité connaît un succès considérable, grâce en particulier à sa clarté, au point d’être traduit dans dix pays. Cette clarté lui est d’ailleurs reprochée par Ricardo qui considère qu’en donnant l’impression de la simplicité, il dévalorise le travail des économistes. La loi des débouchés est son chef-d’œuvre. Elle le rend célèbre et continue de constituer un élément essentiel de la réflexion économique.

C’est le travail qui multiplie les troupeaux et accroît l’opulence. En travaillant, tu seras bien plus cher aux dieux et aux mortels : car les oisifs leur sont odieux. Ce n’est point le travail, c’est l’oisiveté qui est un déshonneur. Si tu travailles, les paresseux bientôt seront jaloux de toi en te voyant t’enrichir ; la vertu et la gloire accompagnent la richesse : ainsi tu deviendras semblable à la divinité. En résumé, le travail enrichit et attire la bienveillance des dieux, alors que la violence – Hésiode l’écrit plus loin –, si elle permet aussi de s’enrichir, finit toujours par être punie.

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